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Le « Congé Administratif », la fausse bonne idée… et notre vraie solution.

Après avoir analysé les congés payés, la prime de retraite, la majoration d’ancienneté et la double peine des AF , nous abordons aujourd’hui une « nouveauté » du contrat : le « Congé Administratif ».

C’est une invention qui illustre parfaitement la déconnexion totale du Département avec nos réalités de terrain. Mais c’est aussi, sans qu’ils s’en rendent compte, la clé qui peut tout résoudre.

  1. Ce que propose le Département : une « usine à gaz » floue et unilatérale

Dans son projet, le Département invente un « Congé Administratif ».

L’idée ? Si vous posez des congés (par exemple, du 10 au 20 juillet) mais que l’employeur estime que « l’intérêt de l’enfant ne permet pas la séparation » (selon la loi), il peut refuser votre départ.
Dans ce cas, il vous placerait « automatiquement » en Congé Administratif.

Les conséquences selon leur texte :

Vous gardez l’enfant à la maison.

Vous êtes payé normalement pour le mois de juillet.

Vous recevez EN PLUS 10 jours d’indemnité de congés payés (ce que vous touchez d’habitude en décembre).

Vous êtes exempté de toutes les obligations de service (réunions, groupes de parole…).

Les problèmes immédiats (ce qu’ils ont « oublié ») :

Le flou total : Que se passe-t-il si vous avez 3 enfants accueillis ? Un enfant peut partir en relais, mais pas les deux autres ? Serez-vous « un peu » en congé administratif et « un peu » au travail ? C’est un scénario-catastrophe qui prouve que le texte n’a pas été réfléchi.

La décision unilatérale : Le texte ne prévoit aucune discussion. Quid si vous avez déjà payé des billets d’avion pour votre famille ? L’employeur vous « place » en congé comme un pion, sans aucun échange. Qui décide de « l’intérêt de l’enfant » ? Le même service qui est incapable de vous trouver un relais ? C’est un pouvoir arbitraire.

Les « trous » dans le contrat : Vous êtes exempté de réunions, mais qu’en est-il des visites médiatisées (DV) ou des rendez-vous médicaux obligatoires pour l’enfant ? Rien n’est indiqué.

Notre 1ère exigence : Nous ne pouvons accepter un dispositif aussi flou et unilatéral. Toute décision de ce type doit faire l’objet d’un échange et d’un accord avec l’assistant familial, pas d’une décision brutale.

  1. Notre contre-proposition : Transformer l’essai en une solution humaine et réaliste !

Le Département a créé un outil sans comprendre son potentiel. Nous, nous l’avons compris.

Si le Département est prêt à payer l’indemnité de congés payés à un AF qui garde un enfant… pourquoi ne pas l’appliquer à la situation que nous vivons tous ?

Voici la proposition de la FA-FPT CD62, pleine de bon sens :

Nous demandons que les Assistants Familiaux qui font une « demande de départ en vacances AVEC les enfants accueillis » soient, eux aussi, placés en « Congé Administratif ».

Expliquons :

Vous faites une demande de « départ en vacances » du 6 au 27 juillet (21 jours).

Vous partez avec les enfants.

Le Département vous place en « Congé Administratif » du 6 au 27 juillet.

Conséquences pour vous :

Vous êtes payé normalement pour le mois de juillet.

Vous recevez EN PLUS 21 jours d’indemnité de congés payés (votre « prime de décembre »).

Vous remplissez l’obligation des 21 jours de congés.

Ce ne sont pas de « vrais » congés, c’est une juste compensation

Il faut être clair : lorsque vous partez en vacances avec les enfants, vous n’êtes pas en « vrai » congé. Vous gardez l’entière responsabilité, 24h/24, 7j/7, simplement dans un autre lieu. Cette indemnité (votre « prime de décembre ») n’est donc pas un « cadeau », mais la juste compensation financière pour ces jours de congés « travaillés » qui ne permettent pas un vrai répit.

C’est la solution « Gagnant-Gagnant-Gagnant » :

Gagnant pour l’AF : Vous pouvez enfin partir avec les enfants qui sont pleinement intégrés à votre foyer, tout en étant compensé financièrement pour le fait que ce ne sont pas de « vrais » congés. Vous n’êtes plus puni pour votre implication.

Gagnant pour l’Enfant : Il n’y a pas de rupture, pas de traumatisme. Il part en vacances, crée des souvenirs, et vit une vraie parenthèse (comme nous l’expliquions dans notre article 1).

Gagnant pour le Département : Il résout son propre problème ! Il est incapable d’organiser 1800 relais, surtout l’été et pour les « incasables ». Il évite de dépenser 2M€ en relais inutiles. Notre solution est la seule qui soit réaliste, humaine, et économiquement saine.

Notre position est claire : nous ne sommes pas dans une opposition stérile. Nous proposons une solution constructive qui prend le Département au mot. S’ils veulent vraiment « l’intérêt de l’enfant » et l’application de la loi des 21 jours, ils doivent accepter cette proposition. C’est la seule.

Notre appel à la mobilisation

Pour faire passer cette proposition de bon sens, nous devons être nombreux à la porter.

Le 13 novembre à 11h
Devant l’Hôtel du Département

Venez nombreux !

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